Djibouti et la recherche du hors normes

Lorsqu’il est question de choisir la destination de ses prochaines vacances, il y a plusieurs catégories de futurs touristes. Celui qui a déjà en tête le pays de ses rêves, celui qui se fie aux avis de ses amis et celui qui se laisse tenter par les endroits les plus populaires.


Pour ma part, je ne rentre dans aucune de ces catégories. Je suis sans cesse à la recherche de la destination dont on parle peu. Celle qui me permettra de me plonger dans son quotidien sans une foule de touristes autour de moi. Celle qui provoquera un silence interrogateur lorsque je l’annoncerai à mon entourage.

Voilà pourquoi j’ai eu envie de connaître Djibouti. Connaître le coin du monde aux conditions climatiques difficiles, à la diversité culturelle étonnante. Et finalement, il m’a été très difficile de choisir un circuit tellement ce pays possède de nombreux sites uniques.

Avant le départ

Les renseignements dont j’avais besoin pour les démarches administratives du voyage ont été faciles à obtenir. L'agence Action Visas permet de choisir l’option e-visa, le visa électronique, avec tous les documents à remplir et la liste des documents nécessaires à fournir. 

C’était important d’avoir cette liste et que tout soit prêt en temps et en heure puisque les autorités consulaires djiboutiennes n’acceptent que les demandes de visas faites quelques jours avant le départ.

J’ai aussi suivi le conseil de m’enregistrer sur le « fil d’Ariane » afin de recevoir l’actualité concernant Djibouti ayant un intérêt pour la préparation et le déroulement de mon voyage.

Premier contact

Je pensais que lire ou regarder un maximum d’informations sur Djibouti suffirait à me préparer mentalement. Si cela a été vrai pour ce que mes yeux ont vu, ça a été complètement faux pour ce que mon corps a subi. J’ai vraiment ressenti le poids de ces quelques mots lus dans un magazine : « ce pays connaît des conditions climatiques difficiles avec une chaleur et humidité à un haut degré ». 

Pour avoir une petite expérience de ce climat-là, j’ai décidé de partir en septembre. Juillet et août auraient été au cœur du sujet mais ne sont pas du tout favorables à certaines visites de sites.

Dès mes premiers pas à l’aéroport international Ambouli, cette réalité a pris d’assaut mon corps qui est devenu une fontaine ruisselante. J’étais heureux de porter une chemise bariolée, et encore plus de prendre possession de ma chambre d’hôtel climatisée rapidement.

Terre et mer

Comme prévu, ma première destination a été magique. J’ai rejoint une première île, Maskali, en 30 minutes par bateau depuis la ville de Djibouti. Ce site est l’un des plus extraordinaire pour plonger avec tuba pour admirer les récifs et ses habitants, nager avec les dauphins ou admirer le requin baleine. 

Mais ce n’était pas l’activité de plongée qui m’attirait là. De toute façon, le mois de septembre n’est pas l’idéal pour la plongée. La vision sous l’eau n’est pas assez claire à cause d’une mer trop agitée. En outre, avoir la tête sous l’eau me met très mal à l’aise. 

Il était toutefois possible de faire une visite du golfe de Tadjoura. Il offre une beauté naturelle exceptionnelle avec 2 îles volcaniques, Maskali et Moucha, leurs magnifiques lagons, une mangrove de palétuviers exceptionnelle ainsi que leur sable blanc où habitent quelques spécimens locaux comme le bernard-l’ermite et d’autres merveilles.

Après cette première visite à la découverte d’une nature qui m’était complètement inconnue, je me posais en bord de mer, sur la plage du Goubet dans un campement permettant d’admirer l’un des endroits les plus craints des Djiboutiens, le Goubet Al-Kharab. C’est un point d’eau d’où émerge une île volcanique nommée l’île du Diable, abritant le gouffre des démons. Ce lieu serait le repaire de monstres marins attirant dans les profondeurs tous les curieux qui s’approchent un peu trop près.

Ce site imposant et intrigant était l’endroit parfait pour me reposer et méditer avant le prochain périple au Lac Assal.

Lac et montagne

Sur la route menant au lac, nous avons rencontré pas mal de singes. Il en existe une variété époustouflante. Puisque je m’étais décidé à ne prendre aucune personne en photo, voulant respecter leur susceptibilité sur ce sujet, je ne me privais pas de photographier ces singes insolites de toutes tailles et couleurs. 

Une fois la voiture stationnée nous avons marché sous un soleil écrasant pour rejoindre le Lac Assal. Ce lieu est tellement surprenant que le voyage en vaut la chandelle.

Le Lac Assal est le point le plus bas du continent africain. Ce ne sont des dizaines de milliers de tonnes de sel qui en sont extraits chaque année. Certains endroits sont tellement blancs qu’on l’appelle la banquise.

Ensuite, j’ai pris la direction du Parc national de la forêt de Day, situé à 1500 mètres d’altitude sur les pentes du Mont Goda. Comme pour la première excursion en bateau, j’étais submergé d’émotions en découvrant tant de trésors. 

Les acacias géants, les genévriers, les oliviers sauvages et les jujubiers font partie de ce trésor avec de nombreuses espèces d’animaux. La veille, au campement, un employé m’avait montré une photo de l’oiseau que je devais chercher à voir dans ce parc. C’est un des rares endroits au monde où il vit. Le Francolin de Djibouti est malheureusement une espèce en danger.

Ville et tente

Pour changer des grands espaces naturels, je suis ensuite parti visiter la plus ancienne cité du pays, Tadjoura. C’est une ville très commerçante datant du XIIe siècle avec de nombreux bâtiments blanchis à la chaux. Il y a quelques bonnes adresses pour découvrir les mets typiques du pays et choisir quelques objets souvenirs. De là, on rejoint une plage au sable blanc paradisiaque. Finalement, j’étais de nouveau attiré par une merveille de la nature. 

Cette dernière offrait un grand contraste avec la partie désertique que je traversais ensuite pour m’extasier une fois de plus devant une rareté de notre planète. Le lac Abbe dont les sources, chauffées par le magma tout proche, fument à travers des cheminées en calcaires gigantesques. Certaines atteignent plus de 50 mètres. Ce site est en danger, m’a-t-on dit. 

J’espère que beaucoup de gens pourront encore profiter de ce paysage hostile étonnant. Fixer son regard sur ces cheminées déchiquetées crachant de la vapeur devant un coucher de soleil est absolument inoubliable. 

Une fois le soleil complètement disparu je n’avais plus qu’à rejoindre ma tente pour la dernière nuit de ce séjour. Une tente plutôt rustique appelée daboyta, l’habitation des Afars, mais bien en phase avec ce séjour hors normes.

Carnet de voyage futur

Ces quelques jours dépaysants m’ont apporté beaucoup de sujets de réflexion et ont étanché une partie de ma soif de l’inconnu.

Les gens rencontrés m’ont parlé d’autres sites à découvrir, comme la région de Tadjourah ou le phare de Ras-Bir. Avec les quelques sites que j’avais moi-même renoncés à visiter par manque de temps, je n’étais pas encore parti, mais mon prochain circuit commençait déjà à se former dans mon esprit...

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